mercredi 12 août 2009

Fond d'investissement Canada/Burkina

Divers

Voilà, je crois bien que c’est le dernier message que je vais publier sur ce blog. Comme je retourne au Canada dans à peine deux semaines, je vais maintenant me concentrer sur le travail qu’il me reste à accomplir ici.

J’aimerais remercier tous ceux qui m’ont suivis durant mon stage. Aussi, j’aimerais également vous demander un dernier effort et je voudrais que vous preniez le temps de lire attentivement ce message. J’ai vraiment besoin de « feed-back » sur mes idées.

Suivi du stage

Voulant focaliser sur l’idée de projet qui me tourne dans la tête depuis quelques jours, je vais abréger un peu les deux prochaines sections (au plaisir de plusieurs j’en suis sûr).

Depuis mon arrivé à Ouahigouya, j’ai rencontré des difficultés au travail que je n’avais vraiment pas prévu. Sans entrer dans les détails, des conflits internes, concernant notamment la place de ISF au sein de l’organisation pour laquelle je travaille, ont éclatés et nuisent maintenant beaucoup à mon stage. Je vous arrête tout de suite, je n’y suis pour rien dans l’amorce de ces conflits! J’ai par contre clairement servi de catalyseur à la situation. Malgré tout, je suis quand même très fier du travail que j’ai accompli ici et je vois plutôt tout ça comme un leçon de vie.

Coté personnel

À ce niveau, je serais prêt à rester au Burkina encore 4 mois!¸Je me suis trouvé une famille très sympathique située au centre-ville de Ouahigouya. Je prévoyais trouver quelque chose de plutôt en brousse mais finalement, pour des raisons diverses, je n’ai pas pu. Malgré tout, je suis plus que satisfait de l’endroit où je loge maintenant.

Au niveau santé, il n’y a que du positif. Après un traitement choc, suite à une visite chez le médecin, j’ai retrouvé la santé. Je peux même dire que je n’ai jamais été en aussi bonne santé et ce, depuis plusieurs années. Je continue toujours mon entraînement quotidien et j’ai commencé à m’empiffrer pour reprendre les « quelques » kilos qui j’ai pu perdre durant mon séjour au Burkina. Je suis aussi rendu un vrai expert pour faire le thé « Burkina style ».

Développement durable vu de l’intérieur

Bon, nous y voici. Pour la fin de mon placement, ISF me demande de réfléchir à comment je compte transmettre ce que j’ai appris au Canada. Plus précisément, il est question d’identifier les raisons pourquoi les Canadiens sont déconnectés de la réalité burkinabé et de mettre en place un projet innovateur pour faire le pont entre nos deux pays.

Étant moi-même l’exemple parfait de quelqu’un pour qui l’Afrique lui passait cent pieds par-dessus la tête il n’y a même pas un an, j’ai débuté mon raisonnement à partir de là. Pourquoi ce désintéressement? Quelles étaient les barrières qui m’empêchaient de voir le monde du développement comme quelque chose d’utile? Plus intéressant encore, pourquoi je me suis finalement intéressé à la cause?

Après quelques réflexions, je crois avoir trouvé les réponses à ces questions. En fait, malgré quelques personnes que je qualifiais jusque là de «foutu hippys », ce n’est vraiment pas donné à tout le monde d’être empathique envers la population africaine. J’irais même jusqu’à dire qu’une grande majorité de la population canadienne ne sera jamais touché par cette cause malgré toute la sensibilisation qui pourrait être faite. Maintenant, me reconnaissant dans cette dernière catégorie, pourquoi me suis-je intéressé au Burkina?

Tout simplement parce que j’ai entrevu une opportunité de gagner personnellement quelque chose dans ce processus. C’est en fait le message que je veux transmettre à mon retour au Canada : les bénéfices du développement sont à double sens. Je n’irais pas jusqu’à me qualifier de purement égoïste mais, je pense qu’il y a plusieurs manières de motiver les gens et d’utiliser le profit personnel me semble un moyen tout à fait adapté à la population Canadien. Pas que j’insinue que celle-ci est égoïste, seulement qu’en dépit d’être motivée par empathie pour les Africains, il faut trouver des alternatives.

Ça c’est une chose. Deuxièmement, j’aimerais vraiment faire comprendre aux Canadiens le potentiel énorme qu’on retrouve en la population burkinabé elle-même. Les gens sont entreprenants, innovateurs, astucieux et encore plus important, ils sont constamment à la recherche d’opportunités pour améliorer leur sort. Aussi, étant l’une des aspects qui m’a surpris le plus durant mon voyage, ce potentiel humain est clairement sous-estimé par les Canadiens.



Mon ami Moustafa travaillant fièrement dans son champ de riz


On mélange ces deux aspects, on réfléchie un peu et on obtient un « fond d’investissement Canada/Burkina ». Voilà les principales lignes directrices du projet que j’aimerais implémenter.
En collaboration avec une institution de micro crédit installée au Burkina et appelée la Baore tradition d’épargne et de crédit (BTEC), je voudrais récolter de l’argent auprès de Canadiens puis investir dans des petits projets paysans ici au Burkina.


La RBTEC est en fait une sous-unité de la FNGN avec laquelle ISF a tissé de bons liens

Cependant, à la différence de « l’aide traditionnel » qui demande de donner sans retour, cet investissement reviendrait au Canada avec les intérêts qu’il a généré. Donc, un an après avoir donner de l’argent dans quelque chose qu’ils croyaient être un classique « projet de foutu hippys », les investisseurs vont se voir retourner leur argent avec un petit bénéfice. Aussi, ils recevront une copie du dossier de crédit du projet qu’ils ont permis de financer.
Ainsi, on retrouve les deux messages que je voudrais passer au Canada. Les gens vont pouvoir prendre conscience du niveau d’entreprenariat des Burkinabé grâce aux dossiers de crédit distribués et plus important encore, ils vont constater un bénéfice personnel et tangible à avoir aidé l’Afrique, un retour sur l’investissement.

Voici donc une première ébauche d’un projet que je compte réaliser cet automne avec la gang d’ISF de Sherbrooke. Pour ceux de la section qui lissent en ce moment, j’aurais aimé vous l’annoncer autrement mais bon… on va avoir du boulot dans les mois qui viennent!

Maintenant c’est à vous de vous exprimer. J’aimerais savoir ce que vous penser de mon idée de projet. Que pensez-vous de l’idée en général? Des messages que je veux faire circuler? Es-ce que j’aurais oublier des points importants? Vous avez des idées sur le public que je devrais cibler de retour au Canada? J’ai vraiment besoin de votre aide sur ce point alors on fait un effort et on écrit nos impressions. Merci

-Pascal

11 commentaires:

  1. Très intéressante ton idée!
    Cependant, comme tu l'as mentionné, il va avoir du travail à accomplir une fois revenu au Canada pour mettre sur pied un projet d'une telle envergure!

    Il va y avoir plusieurs considérations fiscales à prendre en compte concernant la rémunération des créanciers. Quel taux de rendement effectueront-ils, et sur quel aspect ce taux sera t-il basé? Sur la réussite ou l'échec du projet financé? Comment allez vous récupérer votre bidou afin de payer les investisseurs?
    Je dois admettre, étant moi-même un fidèle adepte du capitalisme, que je vénère le principe de jumeler les intérêts personnels à une cause comme celle du développement de pays en voie de développement.

    Peut-être que plusieurs donateurs vont êtres intrigués et pourraient se tourner vers une telle alternative, surtout si vous réussissez à démontrer votre efficacité et votre efficience. La rétroaction apportée (le rapport de crédit) consiste, d'après moi, un élément essentiel puisqu'il représente une valeur ajoutée pour ton projet. Je m'explique, les donateurs de dons aux organismes n'ont pour la plupart du temps aucune idée de "à qui" va réellement leur argent, de "à quoi" elle à servi ou de l'utilisation de la somme elle-même(à-t-elle été jetée par les fenêtres ou bien elle a permis quelconques avancements).

    D'après moi, plusieurs donateurs donnent seulement pour mieux "feeler" où bien accomplir leur "bonne action". C'est pourquoi la rétroaction sur le projet pourrait réellement se démarquer des dons usuels. Peut-être par excès d'optimiste, je crois que même les "foutus hippys" seraient tenter d'investir dans ce genre de fonds. Où encore mieux, de faire des levés de fonds et de la publicité pour des investissements de ce type.

    Par ailleurs, les dons sont pour la plupart du temps remis aux installations politiques du pays, à qui ont leur confit le mandat de bien répartir la richesse. Cependant, comme tu la mentionné précédemment, la corruption consiste un des plus grand, sinon le plus grand problème
    des pays du tiers-monde. Surtout en ce qui à trait aux richesses naturelles telle le pétrole, où l'or pour prendre l'exemple du Burkina Faso.

    Sachant que l'argent serait administré par des bénévoles d'un organisme comme ISF et qu'un suivit des projets plus une rétroaction serait offerte, cela élimine cette corruption possible. Si il y a toujours une personne d'ISF supervisant les projets, peut-être que chaque projet pourrait avoir son "blog" auquel chaque investisseur aurait accès et pourrait observer des photos et lire quelques lignes décrivant les progrès effectués de semaines en semaines ou de mois en mois.

    Je propose aussi d'inclure des projets de court et de long terme. Une description de ces-derniers pourraient êtres diffusés et peut-être que les investisseurs pourraient même choisir dans quel projet ils veulent voir leur argent être utilisé. Cela leur donnerait l'occasion de choisir une cause qui leur est plus cher qu'une autre. Voilà un peu mon avis et mon opinion sur le sujet! Désolé d'avoir utilisé des termes de finance, mais mon examen est cet après midi et c'est ce que j'ai étudié toute la nuit hééhé.

    Enfin, j'aurais 1-2 petites questions. Est-ce que la crise alimentaire affecte toujours fortement les habitants du Burkina? Est-ce que l'agriculture vivrière (auto-suffisance) fut encouragée suite à la hausse des prix du blé/riz? Merci

    Ciao et good luck pour tes 2 semaines restantes. Je vais t'appeler quand je vais avoir commencé à faire mes boites pour faire sûr que tout est en ordre. Pis je vais m'occuper de mettre de la bière dans le fridge pour le 28 :)
    Chill out

    Pepsimagic123 aka Pat

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  2. Hola,

    Ça sent le JF Innovation Project à plein nez dans la pièce ;)

    Intéressant comme idée, c'est quelque chose que j'avais pensé incorporé dans la section Laval pour l'année 2009-2010 quand on faisait un year planning préliminaire l'an passé. Je ne pensais pas passer par le réseau ISF mais plutôt par une organisation déjà existante qui fait exactement ce que tu viens de décrire un peu partout dans le monde: Kiva. http://www.kiva.org

    j'ai déjà utilisé leurs services, ça marche du tonnerre. Je pense qu'il y a beaucoup à apprendre de cette organisation, et il s'agit de trouver la balance entre investir nos propres ressources pour mettre en place un système efficace de distribution des fonds, de suivi, etc en partenariat avec la RBTEC, ou plutôt utiliser un réseau de micro-investissement déjà existant.

    Le ownership ne serait pas le même de la part des membres ISF dans les 2 cas, et il y a possibilité de scaling up dans d'autres équipes secteur/pays de ISF si c'est fait comme tu l,entends. Par contre, c'est beaucoup de temps et d'énergie à mettre initialement pour mettre ça en marche.

    J'ai un ami qui a créé son ONG après avoir participé au programme Jeunesse Canada Monde la même année que moi, mais au Kenya/Tanzanie. Il fait du financement au Canada pour payer les frais d'université d'un étudiant par année au Kenya, c'est en quelque sorte un fonds de bourse en éducation post-secondaire. Je peux vous mettre en contact si tu veux avoir des infos sur son fonctionnement logistique.

    A+

    Max

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  3. Moi je trouve ça cool comme idée, au lieu d'investir dans des compagnies émergente de chez nous, on peut investir dans des compagnies ENCORE PLUS émergente du Burkina...

    C'est bien je trouve...
    Tu viendras souper chez moi et tu compteras tout ça dude

    chow pow

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  4. Pat: je pense qu'au va causer à mon retour. Malgré que jai les connaissances de terrain, ton expérience en admin. va certainement m'être nécessaire. Jai d ailleur remarqué que les point flous de mon projet sont generalement en lien avec ce domaine.

    De plus, jai trouver tes remarques très inspirantes. Pour être honnète, tu a toujours été "mon public cible", sachant que la sensibilisation ordinaire n est pas en mesure de t atteindre.... moi non plus d ailleur.

    L'idée du blog est intéressante mais je crois plutot que le suivie devrais ce faire par des rapport semestriel ou quelque choses comme ca. Ultimement, jaimerais que l implication de ISF soit minimisé.

    Pour les investissements court/long terme, c est vraiment interessant et j'en prend note. Permettre aux investisseurs de choisir un type d investissement est clairement un point sur lequel je vais travailler. C est p-e pas la premiere année qu on pourra y arriver mais je garde ça en tête.

    Max : je vais faire mes recherche sur kiva.org merci. Malgré tout, je croit que ISF a tout les atouts disponible pour créer quelque chose de relativement léger par soi-meme. Nous avons une bonne relation avec le réseau BTEC et les démarche préliminaire semblent tres prometteuses.
    Pour ce qui est de la charge du travail, je suis tout a fait concient et jattend toujours du feedback de la section de Sherbrooke.

    Chuck: Osti que jai hate de revenir a Sherby. On va bien causer

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  5. Je te souhaite de continuer à faire du terrain. Militer et être activiste pour une cause ne s'étudie pas, elle se vit. C'est ce que j'ai cru comprendre de ton dernier billet. Plus tu feras d'expériences de séjours en Afrique par exemple plus tu trouveras des réponses.

    Bonne chance
    Ciao

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  6. Pour être honnête gab, ton commentaire me laisse assez perplexe. Jaimerais connaitre ta definition personnel "d'activiste" et de "militant".
    Pour l instant, je ne suis vraiment pas prêt a m'autoproclamer activiste.

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  7. Après "Vision Mondiale" voici "Vision Pascal".

    Haha

    Si ce que tu me parles c'est vraiment un investissement et non seulement un don ça me dérangerais pas de mettre un 500$. Pour le fun de voir ce que ça donnerait. Aussi parce que je pense que les odds sont bonne.

    High Risk-High Reward

    Aussi dans ton projet est ce qu'il y un montant garantie ou t'es pas vraiment rendu là dans ton projet.

    Juste l'idée d'investir du money à l'autre bout du monde et d'avoir un suivi c'est pas mal nice jtrouve.

    500$ canadien va avoir beaucoup plus d'impact au Burkina qu'au Canada. Surtout si le projet est solide ça pourrait avoir du potentiel et faire des petits.

    Aussi tu nous demande pourquoi on est insensible au Burkina Faso. On s'entend tu que c'est juste un pays sur les 200 qu'il y a dans le monde. C'Est pas que j'men fout du Burkina Faso, même que jtrouve le nom pas mal nice, mais j'ai jamais eu aucune raison de m'y intéressé.

    Un peu comme les Sharks de San Jose, c'est pas que je suis insensible à cette équipe, que je les déteste, mais je suis indifférents. On les voit jamais, y sont loin, connait pas grand chose d'eux pis mon équipe bin c'Est les Habs.

    Mais si quelqu'un de ma famille faisait partie de cette équipe probablement que je serais beaucoup plus intéressé. Même chose avec toi qui va au Burkina Faso. Good job de nous faire partager ton voyage du mieux que tu peux et d'essayer de nous donner un wakeup call.

    Je crois que ton voyage quand tu dis que ya une part d'égoisme c'est surtout que t'es devenu une meilleure personne. T'as trouver ton profit personel dans la situation et probablement qu'on gagnerait tous à faire la même chose.

    okay salut là

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  8. Salut jay! Merci encore pour ton support constant à ce blog.
    Tout d'abord, après avoir rencontré un représentant de la RBTEC, je me dois de te corriger sur un point. Le fond d'investissement que je compte mettre en place est, tout en étant "high reward", clairement "low risk". En effet, les sommes investies nous serait garanties à 100% par la BTEC. Elle même possèdant un très bon taux de recupération soit 96,8%.

    De plus, tu as effectivement raison en mentionnant que 500$ peuvent faire une grande différence sur le terrain. Je m'avancerais meme a dire que cette somme peut financer un ou plusieurs projets d'enverdures qui auront pour impact d améliorer la qualité de vies de plusieurs foyers burkinabé.

    Ta réflexion sur "pourquoi cette insensibilité" ressemble beaucoup aux conclusions auquelles je suis moi-meme arrivé en me possant cette question. Maintenant, la question qu'on doit se poser suite à ça c'est : comment faire du Burkina quelque chose d intéressant?
    Selon toi?

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  9. Pour en faire quelque chose d'intéressant c'est pas compliqué il faut qu'on relie le Burkina Faso avec des gens, avec des histoires, avec des visages.

    Comme ça tu te sens pas mal plus impliqué et c'est beaucoup plus intéressant que juste une image mentale de pays pauvre ou tout le monde est malheureux.

    Je sais que c'est pas ça la réalité mais ça reste qu'en Amérique du Nord c'est l'image qu'on veut toujours nous donner de l'Afrique.

    "Regardez comment notre capitalisme c'est bien, en Afrique ils ont pas d'argent et ils sont tellement malheureux"

    Si on peut changer cette image tout le monde en serait gagnant parce que je suis convaincu que le monde là bas sont super intéressants et qu'ils ont beaucoup de choses à dire qui pourraient nous faire réfléchir sur notre vie.

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  10. Ok Jay sort des trop bons commentaires haha :P

    J'suis pas mal d'accord avec tous les points que Pat à amener: la rétroaction c'est super bon, pis aussi la possibilité de choisir dans quel projet investir moi je tripperais!
    M'essemble que c'est bien plus motivant quand on a du CONCRET.

    Au niveau fiscal je peux pas dire grand chose, ça me perd un peu, mais je trouve que les bases et les grandes lignes de ton projet assurent. Moi, j'y crois.

    Trop hâte de te voir pis de parler!!
    T'en fais pas pour ton retour au Québec, j'suis sûre ça va bien se passer :)

    genny

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