lundi 17 août 2009

Précisions sur le fond d'investissement Canada Faso

Voici des éléments nouveaux du projet que j’ai baptisé “fond d’investissement Canada Faso”. La lecture des idées principales de ce fond est préalable à cette lecture-ci. On retrouve ces idées dans le message précédant sous la section Développement durable vu de l’intérieur.



13/08/09, Rencontre avec la RBTEC


Présent à la rencontre : Pascal Marcotte, volontaire court terme d’ISF
Étienne Renaud Roy, volontaire long terme d’ISF
Ghassimi Diallo, directeur de la RBTEC
« Le congolais », stagiaire venu en appui à la RBTEC

  • Remise de la carte d’affaire de M. le directeur aux volontaires d’ISF.
  • L’idée a d’abord reçu un accueil chaleureux et il a été mentionné que de telles démarches étaient attendues depuis déjà longtemps de la part d’ISF.
  • M. Claude Bergeron et sa femme sont des retraités vivant à Sherbrooke et ayant travaillés en collaboration avec la BTEC dans le passé. Cette collaboration a été facilitée par l’organisation SACO. Une prise de contacte sera effectuée à mon retour à Sherbrooke.
  • M. Ghassimi se trouvera dans la ville de Sherbrooke cet automne dans le cadre d’un voyage d’échange. Les dates restes à déterminer. Une conférence de presse en collaboration avec ce dernier permettant le lancement du projet et par le fait même une levé de fond pourra être envisagée. Chose certaine, si le projet trouve aboutissant, une rencontre entre la section de Sherbrooke et le directeur de la RBTEC sera organisée.
  • Cette structure nous garantie une sécurité d’investissement de 100%, ayant elle- même un taux de recouvrement de 95,76% du crédit à échéance. Son taux de recouvrement atteint les 100% si l’on compte les retards de paiements.
  • Aucun seuil minimal d’investissement n’est demandé de la part de la RBTEC, partant du principe qu’une prise d’ampleur du projet est envisageable.
  • Un calendrier des activités est à prévoir et celui-ci doit tenir compte des contraintes que représente le régime COOP à l’UdeS. Par la suite, un contrat devra être élaboré et présenté à la FNGN par les volontaires ISF.
  • L’injection/retrait des investissements se tiendrait annuellement et se ferait par virement bancaires. La date et le coût des frais bancaires restent à déterminer.
  • Des questions traitant de la durée prévue de l’investissement et du public ciblé par le crédit ont été soulevées par le directeur. Une durée d’un an renouvelable et une liberté d’action totale de la RBTEC ont été arrêtées en réponse à ces questions.
  • Le taux d’intérêt sur l’investissement offert par la RBTEB s’élève à 5%
  • Une rencontre avec le directeur de la FNGN sera organisée dans les jours qui viennent afin de clarifier le projet
  • Durée de la rencontre : 1h



Qu’en pensez-vous? Certains points restent très certainement à éclaircir. J’aimerais que vous m’aidiez à identifier ces points.

-Pascal

mercredi 12 août 2009

Fond d'investissement Canada/Burkina

Divers

Voilà, je crois bien que c’est le dernier message que je vais publier sur ce blog. Comme je retourne au Canada dans à peine deux semaines, je vais maintenant me concentrer sur le travail qu’il me reste à accomplir ici.

J’aimerais remercier tous ceux qui m’ont suivis durant mon stage. Aussi, j’aimerais également vous demander un dernier effort et je voudrais que vous preniez le temps de lire attentivement ce message. J’ai vraiment besoin de « feed-back » sur mes idées.

Suivi du stage

Voulant focaliser sur l’idée de projet qui me tourne dans la tête depuis quelques jours, je vais abréger un peu les deux prochaines sections (au plaisir de plusieurs j’en suis sûr).

Depuis mon arrivé à Ouahigouya, j’ai rencontré des difficultés au travail que je n’avais vraiment pas prévu. Sans entrer dans les détails, des conflits internes, concernant notamment la place de ISF au sein de l’organisation pour laquelle je travaille, ont éclatés et nuisent maintenant beaucoup à mon stage. Je vous arrête tout de suite, je n’y suis pour rien dans l’amorce de ces conflits! J’ai par contre clairement servi de catalyseur à la situation. Malgré tout, je suis quand même très fier du travail que j’ai accompli ici et je vois plutôt tout ça comme un leçon de vie.

Coté personnel

À ce niveau, je serais prêt à rester au Burkina encore 4 mois!¸Je me suis trouvé une famille très sympathique située au centre-ville de Ouahigouya. Je prévoyais trouver quelque chose de plutôt en brousse mais finalement, pour des raisons diverses, je n’ai pas pu. Malgré tout, je suis plus que satisfait de l’endroit où je loge maintenant.

Au niveau santé, il n’y a que du positif. Après un traitement choc, suite à une visite chez le médecin, j’ai retrouvé la santé. Je peux même dire que je n’ai jamais été en aussi bonne santé et ce, depuis plusieurs années. Je continue toujours mon entraînement quotidien et j’ai commencé à m’empiffrer pour reprendre les « quelques » kilos qui j’ai pu perdre durant mon séjour au Burkina. Je suis aussi rendu un vrai expert pour faire le thé « Burkina style ».

Développement durable vu de l’intérieur

Bon, nous y voici. Pour la fin de mon placement, ISF me demande de réfléchir à comment je compte transmettre ce que j’ai appris au Canada. Plus précisément, il est question d’identifier les raisons pourquoi les Canadiens sont déconnectés de la réalité burkinabé et de mettre en place un projet innovateur pour faire le pont entre nos deux pays.

Étant moi-même l’exemple parfait de quelqu’un pour qui l’Afrique lui passait cent pieds par-dessus la tête il n’y a même pas un an, j’ai débuté mon raisonnement à partir de là. Pourquoi ce désintéressement? Quelles étaient les barrières qui m’empêchaient de voir le monde du développement comme quelque chose d’utile? Plus intéressant encore, pourquoi je me suis finalement intéressé à la cause?

Après quelques réflexions, je crois avoir trouvé les réponses à ces questions. En fait, malgré quelques personnes que je qualifiais jusque là de «foutu hippys », ce n’est vraiment pas donné à tout le monde d’être empathique envers la population africaine. J’irais même jusqu’à dire qu’une grande majorité de la population canadienne ne sera jamais touché par cette cause malgré toute la sensibilisation qui pourrait être faite. Maintenant, me reconnaissant dans cette dernière catégorie, pourquoi me suis-je intéressé au Burkina?

Tout simplement parce que j’ai entrevu une opportunité de gagner personnellement quelque chose dans ce processus. C’est en fait le message que je veux transmettre à mon retour au Canada : les bénéfices du développement sont à double sens. Je n’irais pas jusqu’à me qualifier de purement égoïste mais, je pense qu’il y a plusieurs manières de motiver les gens et d’utiliser le profit personnel me semble un moyen tout à fait adapté à la population Canadien. Pas que j’insinue que celle-ci est égoïste, seulement qu’en dépit d’être motivée par empathie pour les Africains, il faut trouver des alternatives.

Ça c’est une chose. Deuxièmement, j’aimerais vraiment faire comprendre aux Canadiens le potentiel énorme qu’on retrouve en la population burkinabé elle-même. Les gens sont entreprenants, innovateurs, astucieux et encore plus important, ils sont constamment à la recherche d’opportunités pour améliorer leur sort. Aussi, étant l’une des aspects qui m’a surpris le plus durant mon voyage, ce potentiel humain est clairement sous-estimé par les Canadiens.



Mon ami Moustafa travaillant fièrement dans son champ de riz


On mélange ces deux aspects, on réfléchie un peu et on obtient un « fond d’investissement Canada/Burkina ». Voilà les principales lignes directrices du projet que j’aimerais implémenter.
En collaboration avec une institution de micro crédit installée au Burkina et appelée la Baore tradition d’épargne et de crédit (BTEC), je voudrais récolter de l’argent auprès de Canadiens puis investir dans des petits projets paysans ici au Burkina.


La RBTEC est en fait une sous-unité de la FNGN avec laquelle ISF a tissé de bons liens

Cependant, à la différence de « l’aide traditionnel » qui demande de donner sans retour, cet investissement reviendrait au Canada avec les intérêts qu’il a généré. Donc, un an après avoir donner de l’argent dans quelque chose qu’ils croyaient être un classique « projet de foutu hippys », les investisseurs vont se voir retourner leur argent avec un petit bénéfice. Aussi, ils recevront une copie du dossier de crédit du projet qu’ils ont permis de financer.
Ainsi, on retrouve les deux messages que je voudrais passer au Canada. Les gens vont pouvoir prendre conscience du niveau d’entreprenariat des Burkinabé grâce aux dossiers de crédit distribués et plus important encore, ils vont constater un bénéfice personnel et tangible à avoir aidé l’Afrique, un retour sur l’investissement.

Voici donc une première ébauche d’un projet que je compte réaliser cet automne avec la gang d’ISF de Sherbrooke. Pour ceux de la section qui lissent en ce moment, j’aurais aimé vous l’annoncer autrement mais bon… on va avoir du boulot dans les mois qui viennent!

Maintenant c’est à vous de vous exprimer. J’aimerais savoir ce que vous penser de mon idée de projet. Que pensez-vous de l’idée en général? Des messages que je veux faire circuler? Es-ce que j’aurais oublier des points importants? Vous avez des idées sur le public que je devrais cibler de retour au Canada? J’ai vraiment besoin de votre aide sur ce point alors on fait un effort et on écrit nos impressions. Merci

-Pascal